Sous couvert d’antitotalitarisme, le totalitarisme est partout

Sous couvert d’antitotalitarisme, le totalitarisme est partout, notamment sous forme de terrorisme intellectuel, de pensée unique, de dictature, il s’est vautré confortablement dans la société sans risque de critiques.

Et de fait, comment traiter de totalitaires ceux qui se présentent comme antitotalitaires ?

C’est impossible, on vous rit au nez, et le totalitarisme du soi-disant antitotalitaire peut continuer à opérer cyniquement et impunément.

On se souvient de cette remarque d’un antitotalitaire notoire du XXe siècle : “Jamais nous n’avons été plus libres que sous l’occupation allemande”.

C’est dire à quel point totalitarisme et antitotalitarisme font bon ménage.

Ce même antitotalitaire prétendait que la littérature devait être engagée.

Qu’est-ce que cette assertion si ce n’est du terrorisme intellectuel pur et simple ?

Sous peine de passer pour un je ne sais quoi, d’être évincé de l’élite, d’être montré du doigt, diabolisé, ostracisé, il fallait absolument dire la même chose.

Comment appelle-t-on cela ? Du totalitarisme, ni plus ni moins.

On intimide son interlocuteur, on lui cloue le bec, on l’oblige à dire comme vous surtout s’il pense autrement, on ridiculise toute autre opinion que la sienne, bref, on a raison sur toute la ligne.

Or, la littérature n’a ni à être engagée ni à ne pas être engagée : elle peut être très engagée, assez engagée, moyennement engagée, peu engagée ou pas engagée du tout.

Il n’est que de voir comment le parti communiste a été mené durant des décennies par un seul homme qui a imposé son diktat : ce totalitarisme a été possible sous couvert d’antitotalitarisme.

À tel point que notre antitotalitaire de service n’a jamais voulu y adhérer : il voulait bien que son totalitarisme nommé antitotalitarisme agisse sur les autres mais il ne voulait pas être sous le coup d’un autre totalitarisme que le sien.

Quand une minorité active, agissant au nom de l’antitotalitarisme, empêche l’entrée des universités aux étudiants, comment appelle-t-on cela ? Du totalitarisme, ni plus ni moins.

Aujourd’hui, la plupart des citoyens adhèrent volontiers à cette méthodologie sur tout sujet sensible.

Il n’est que de voir les commentaires sur AgoraVox où il est très peu d’arguments en réalité et très peu d’échanges vrais : dès que le contributeur tombe sur un énoncé qui ne lui convient pas, il n’argumente que très rarement, il préfère y aller avec des noms d’oiseaux et autres amabilités dont les trolls ont le secret.

On cherche ainsi à faire croire que son opinion n’est pas une opinion mais une vérité avec un grand V à seule fin de l’imposer aux autres, le plus souvent sans avoir besoin d’argumenter.

Un jour, j’allume la radio, c’était France Culture, il s’agissait de “Tintin et Milou”, on demandait à l’invité du jour, donc à une personnalité illustre de ce milieu, formé de ceux qui accèdent aux micros nationaux pour y débiter leurs riens, s’il aimait cette bande dessinée : “je déteste Tintin et je n’aime pas qu’on aime Tintin” fut sa réponse.

On trouvera peut-être saugrenu cet exemple sans grande importance mais c’est tout à fait révélateur du même processus d’intimidation : Monsieur n’aime pas Tintin, on ne sait pas pourquoi, le diktat tombe, il n’aime pas, et donc, corollaire à cette assertion gratuite, il n’aime pas non plus qu’on aime.

Tant pis pour l’auditeur qui se trouve aimer Tintin et qui doit encaisser ce coup de poignard psychologique.

Or, de même que la littérature peut être très engagée, assez engagée, moyennement engagée, peu engagée ou pas engagée du tout, de même on peut aimer Tintin un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ou pas du tout, sans qu’il y ait à montrer du doigt celui qui donne simplement son avis, son opinion, son ressenti, son affect à ce sujet.

De même, sous couvert de démocratie, et donc d’antitotalitarisme par définition, on impose tout son contraire au bon peuple qui n’a pas son mot à dire sur les grandes questions de société : on est là dans la contradiction frontale pure puisque le mot démocratie signifie de par ses deux racines grecques démo, peuple, et cratie, commandement : commandement du peuple.

La démocratie est le commandement du peuple : à partir du moment où ce sont des représentants qui sont élus, et non directement des idées comme ce fut le cas dans la démocratie d’Athènes au siècle de Périclès, lesquels intermédiaires peuvent agir à leur guise une fois élus, notamment à l’inverse exact de ce que pense et voudrait le bon peuple, trahissant ce dernier sans vergogne, ce n’est plus une démocratie mais tout son contraire à savoir une dictature.

Dans une vraie démocratie, c’est le peuple qui décide par référendum sur toute question sociétale qui le concerne : immigration, Europe, mondialisation, peine de mort, IVG, mariage homosexuel, adoption, et ainsi de suite, c’est lui et lui seul qui décide de sa destinée : on appelle cela autodétermination des peuples, ou encore, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Or, nos élites autoproclamées et non élues imposent leurs idées au bon peuple qui n’a pas son mot à dire, notamment via les médias qui fabriquent des opinions en faisant croire qu’elles sont validées par des sondages, alors que ceux-ci sont systématiquement truqués quand la réponse n’est pas celle attendue par la police de la bien-pensance : c’est donc bien une dictature qu’on appelle du doux nom de “démocratie” pour endormir le bon peuple.

Des sondages, oui, des referenda, non, car on peut biaiser les premiers mais plus difficilement les seconds : les dés sont perpétuellement pipés.

Ces contradictions frontales où l’on nomme une notion par son exact opposé sont nombreuses dans la société d’aujourd’hui, que ce soient l’antiracisme, nouvelle religion du XXIe siècle, qui ne fait en réalité qu’institutionnaliser le racisme des uns et interdire celui des autres, ou la fameuse liberté d’expression, qui institutionnalise celle des soi-disant contestataires, lesquels, dans le même temps, censurent toute autre pensée que la leur, allant jusqu’à interdire certains débats historiques ou scientifiques au motif que les conclusions des chercheurs et autres spécialistes en la matière ne vont pas dans leur sens : la liberté d’expression, oui, mais la leur, pas celle des autres, ce qui n’est autre qu’un totalitarisme, sous couvert d’antitotalitarisme.

Σημείωση-Ο τίτλος σημαίνει σε ελεύθερη μετάφραση,υπό το πρόσχημα του αντιολοκληρωτισμού,ο ολοκληρωτισμός είναι παντού

ΠΗΓΗ-Sous couvert d’antitotalitarisme, le totalitarisme est partout

Advertisements